
J’ose ici partager un passage de grosse fatigue en septembre. Eh oui, je ne suis pas tous les jours au top de ma forme. Et je sais que je ne suis pas la seule. En septembre, puis octobre, la lumière baisse, les températures chutent. Nombre d’entre nous ressentent une baisse d’énergie, et ce chaque année.
Si notre rythme de vie est coupé de la nature, notre rythme biologique interne est toujours relié aux saisons. Notre organisme doit s’adapter aux changements de température et de lumière, il se prépare à l’hiver, une forme d’hibernation légère se prépare. Et plutôt que d’aller contre, à coup de fortifiants et d’injonctions positives, si c’était l’occasion de ralentir, de s’écouter, de casser le rythme frénétique pour mieux repartir ?
Prendre du temps pour soi et ses proches, contempler, méditer. S’octroyer des moments à ne rien faire pour mieux agir ensuite et préparer sa prochaine mue.
Mais prendre du temps pour contempler, méditer, cela veut dire quoi ? Chacun peut trouver ce qui lui convient, pour se donner des moments calmes et contemplatifs : sophrologie, méditation, lectures (de préférence avec un bon vieux livre papier pour les sensations), balades à pied ou à vélo, nage… Si j’utilise le mot contempler, c’est parce que cela permet une mise entre parenthèse, une jachère mentale très fortifiante pour l’esprit.
Un jour, un après-midi, une matinée, une heure ou une demi-heure par jour, le plus régulièrement possible. Une pratique quotidienne courte plus que longue et hebdomadaire aura plus d’effet, plus durablement.
Le pouvoir du silence et de l’inaction
Ce qui m’a aidée à accepter et traverser cette fatigue particulièrement intense de la rentrée 2024, c’est le souvenir d’une période similaire – plus longue – qui a transformé ma vie. En 2015, suite à une cassure professionnelle, plutôt que de subir, j’ai utilisé une période de calme forcé pour une sorte de gestation. J’ai pratiqué une heure par jour la sophrologie pendant 9 mois pour un nouveau départ en 2016… en Suisse !
Et ceci vaut particulièrement pour les overbookés : plus il y a faire, plus il est urgent de ralentir pour prendre les bonnes décisions, revoir ses priorités, trouver des solutions… Le fameux « pas de côté », la renommée « prise de recul »
Plutôt que de chercher à solutionner les problèmes, l’urgence est de puiser dans ses ressources, et pour cela, de s’y relier. Les réponses viennent alors d’elles-mêmes, sans effort. Et la sophrologie est un moyen simple d’y parvenir. Avec juste un peu d’entraînement, régulièrement.